Libération d'Yldune Lévy !
dimanche 18 janvier 2009 à 18:08 - En vrac - Lien permanent
La cour d'appel de Paris a ordonné, vendredi 16 janvier, la remise en
liberté sous contrôle judiciaire d'Yldune Lévy, la compagne de Julien
Coupat, mise en examen dans l'enquête sur les dégradations contre des
lignes ferroviaires à grande vitesse.
Le président de chambre Norbert Gurtner a infirmé le
référé-détention pris par le parquet de Paris pour empêcher la remise
en liberté de la jeune femme de 25 ans, actuellement détenue à la
maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, estimant que cette procédure
d'urgence en l'état ne se justifiait pas. Le juge d'instruction chargé
de l'enquête sur les dégradations avait ordonné, mercredi, la remise en
liberté de la jeune femme sous contrôle judiciaire. Le parquet avait
aussitôt fait appel.
"C'est un échec complet pour le parquet, pour Mme la ministre de la
justice et Mme la ministre de l'intérieur, qui ont instrumentalisé dès
le départ ce dossier en en faisant un dossier politico-médiatique", a
dit devant la presse l'avocat de la jeune femme, Me Steeve Montagne,
visiblement très ému. "Ma cliente va sortir dans les heures qui
viennent et je vais m'empresser d'aller à Fleury-Mérogis la chercher.
Normalement, avant minuit ce soir, elle sera libérée", a ajouté
l'avocat.
La remise en liberté d'Yldune Lévy devra être confirmée vendredi
prochain par la chambre de l'instruction de Paris, qui examinera au
fond l'appel du parquet de Paris. Réunie cette fois en formation
collégiale (un autre président et deux assesseurs), cette chambre de la
cour d'appel n'est en effet en aucune manière tenue de suivre l'arrêt
pris ce vendredi par un président de chambre. Elle aura le choix entre
confirmer la remise en liberté d'Yldune Lévy ou ordonner son retour en
détention.
Seul le compagnon d'Yldune Lévy, Julien Coupat, présenté comme le
chef du groupe, est toujours en prison. Ecroué depuis le 15 novembre,
il avait bénéficié d'une décision d'élargissement par un juge des
libertés mi-décembre, mais le parquet l'a fait annuler par un
référé-détention accepté par la chambre de l'instruction. L'affaire
porte sur le sabotage de lignes TGV de la SNCF dans la nuit du 7 au 8
novembre. Des crochets fabriqués avec des fers à béton avaient été
placés sur plusieurs caténaires.



