Toboggan 2, l’occupation continue !
Réeocupé une année après avoir été expulsé par la mairie, et plein de nouveaux projets le toboggan 2 n’en finira pas de si tôt !
A l’occasion des journées internationales de résistance des squats et espaces autogérés, les 12 et 13 Avril, des actions, manifestations, ouvertures, fêtes se sont déroulées dans plus de trente pays.
A Dijon, samedi en fin d’après midi, après une zone autonome temporaire place Dauphine (zone de gratuité, infokiosque, expo photo, détournement de pub) une manifestation a amené une centaine de personnes sur les lieux de l’ancien squat Dijonnais « Le Toboggan » pour permettre sa ré-ouverture.
Cette maison vide depuis une dizaine d’années, avait été ouverte une première fois en août 2006 par une dizaine de personnes qui l’avaient restaurée et avaient développé des activités de quartier gratuites et ouvertes à tou-te-s : atelier de peinture, repas de quartier, ciné-club, concerts, débats...
En mai 2007, la mairie faisait expulser ce lieu par un peloton de CRS sur le pied de guerre en prétextant que des projets urgents devaient être réalisé sur les bâtiments. Comme à l’habitude, ces projets se sont révélés être de simples mensonges... Un an après l’expulsion, le lieu était toujours vide. Aujourd’hui il revit !
Le « toboggan 2 » (62-64 rue charles DUMONT) le retour a été inauguré samedi et dimanche avec de la musique, des pizzas, des films, des débats et des jeux... Et parce qu’une maison vide ça ne sert vraiment à rien, certaines personnes ont décidé dimanche soir, de continuer l’occupation et de refaire vivre cette grande maison.
En réoccupant le Toboggan, nous comptons dénoncer la politique de la mairie de Dijon, qui a expulsé il y a un an les habitant-e-s de ce lieu et a préféré laisser vide cet espace auparavant réapproprié par les habitant-e-s du quartier. Nous entendons aussi protester contre la gestion capitaliste du logement, et contre l’accumulation de biens sans usage par des propriétaires ou institutions. Face à ces politiques, nous proposons de libérer des espaces vides pour en faire des lieux de vie et d’activités autonomes, hors des logiques de profit et de consommation.
Rappelons qu’un autre squat dijonnais, le Mât-Noir, ouvert en décembre au 19 rue de l’Île est lui aussi menacé d’expulsion par la Mairie. Le quartier du Mât-Noir est plein de maisons vides alors que nombre de personnes sont en galère de logement, à la rue ou recherchent des espaces pour développer des activités. Rappelons aussi qu’il y a quelque 2500 logements vides à Dijon, dont bon nombre appartiennent à la Mairie, et 8000 logements vides dans le grand Dijon..
D’ores et déjà, un restaurant végétalien à prix libre aura lieu tout les dimanches, un potager démarre et de nombreux projets germent. Faites les pousser avec nous ! Cultivons la résistance !
contact : toboggan@squat.net
Marina Petrella est en danger !
Marina Petrella, incarcérée depuis 8 mois à la prison de femmes de Fresnes - a été hospitalisée vendredi 11 avril dernier à l’hôpital de Villejuif, victime d'une grave dépression nerveuse.
Militante italienne réfugiée en France depuis 1993 et y travaillant depuis lors comme assistante sociale, Marina Petrella fait l’objet d’une procédure d’extradition vers l’Italie. La Cour d’Appel de Versailles ayant rendu un avis favorable à cette extradition - et la Cour de Cassation ayant rejeté le pourvoi entrepris contre cet avis - il revient aujourd’hui au gouvernement de la France de se prononcer sur cette extradition. Si les dirigeants français signent le décret d'extradition, Marina sera renvoyée en Italie où elle encourt une peine de prison à perpétuité pour des faits remontant à plus de 25 ans !
Depuis le 21 août 2007, Marina Petrella a résisté avec force et courage à la terrible violence de l’emprisonnement, à la séparation d’avec ses deux filles – dont l’une âgée de 10 ans est née en France - et d’avec ses proches. Depuis 8 mois, les instances judiciaires françaises ont décidé que la seule perspective de Marina devait être la mort lente de l'enfermement à long terme. Cette situation absurde et inhumaine est en train de la détruire.
En application de la clause humanitaire prévue dans les textes régissant l’extradition et parce que son intégrité physique et psychologique sont en danger,
Nous, Familles des réfugiés italiens et Collectifs de solidarité avec Marina Petrella, ainsi que tous ceux et celles qui l’ont soutenue (partis politiques, syndicats, élu-e-s, associatifs ou simples particuliers), Demandons une levée d'écrou immédiate ainsi que l'arrêt de la procédure d'extradition afin que soit respecté le droit de Marina Petrella à se soigner librement, dans des conditions favorables à sa guérison.
L’extrader serait un crime !
Ne laissons pas briser Marina Petrella !
Les Collectifs de solidarité avec Marina Petrella
Contacts : www.paroledonnee.info
Courriel pour signer : mailto:info@paroledonnee.info
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