mercredi 9 avril 2008 à 10:34 :: Concert / Tournée
10/05 @ la zone 42 quaie de l ourthe 4020 liege - hellgium
RUIDOSA INMUNDICIA (fastcore - austria)
YEARS OF DECAY (crustpunk - breizh)
GIVE UP ALL HOPE (crust - london)
MEINHOF ( anarkopunk - uk)
ACTIVE MINDS ( anarkocrustpunk - london)
ROSA PARK ( electropunk - fr)
11/05 @ la factory 24 rue souverains-pont 4000 liege - hellgium
DONDERHOND ( folkpunk - be )
STRONG AS TEN ( punkhxc - fr)
VARLIN ( anarkopunk - fr)
KRAP NEK ( crustpunk - fr)
SNIPER ALLEY (anarkopunk - de)
RENE BINAME ( punk - be)
+ video , press , distro , vegan food , fireshow
start 17h
paf 7 euros each day
mercredi 9 avril 2008 à 10:30 :: Dijon
Avril 2008 - Journées internationales de résistance des squats et espaces autonomes
Samedi 12 et dimanche 13 avril
A Dijon et simultanément dans des dizaines de villes dans le monde :
Actions, manifs, concerts, zones autonomes, repas de quartiers, débats,
, ateliers, projections...
Toutes les informations et les détails sur:
http://april2008.squat.net
mercredi 9 avril 2008 à 09:58 :: Dijon
* Rassemblement de soutien à Ivan et Bruno,
emprisonnés pour leur solidarité avec les sans-papiers
Vendredi 11 avril à 17h30, à Dijon devant la préfecture
Vendredi 4 avril, une nouvelle fois, un sans-papiers, Baba Traoré,
trouvait la mort en banlieue parisienne alors qu'il tentait d'échapper à
la police.
Samedi 5 avril, des dizaines de milliers de personnes défilaient dans les
rues de France pour crier leur rage face à la terreur que fait régner
l'Etat
français sur les étranger-e-s. A Paris notamment, des flots de fumigènes
ont éclairé le défilé, afin de marquer un soutien à Ivan et Bruno,
emprisonnés depuis le 19 janvier pour avoir voulu se rendre à une
manifestation devant le centre de rétention de Vincennes avec... des
fumigènes.
Leur emprisonnement s'inscrit dans le contexte d'une lutte en expansion que
l'Etat cherche à étouffer. Depuis quelques mois, à l'intérieur des centres
de rétention en France, des sans-papiers communiquent vers l'extérieur sur
leur emprisonnement, s'enfuient, font des grèves de la faim, refusent de
rentrer dans leur chambre, incendient leur cellule, vont jusqu'à tenter de
se suicider ou de s'auto-mutiler, et en retour, se font systématiquement
tabasser par des CRS, isoler, humilier, déporter.
A l'extérieur, des individus et des collectifs s'organisent pour empêcher
des rafles dans la rue ou des avions de décoller, pour cacher des
sans-papiers, remplir des dossiers, se marier, faire reculer la police à
la sortie des écoles, occuper des préfectures, faire savoir ce qui se
passe dans les centres de rétention et multiplier les manifestations et
rassemblements de soutien. Pendant plusieurs semaines, au tournant de
l'année, des milliers de personnes se sont ainsi réunies régulièrement
devant le centre de rétention de Vincennes, en lançant des feux
d'artifice et en criant "liberté" d'une seule voix avec les retenus.
Là encore, la répression policière ne s'est pas faite attendre : le 19
janvier, trois personnes sont arrêtées sur le chemin de la manifestation
contre l'allongement de la durée de rétention pour avoir eu des fumigènes
et
des pétards avec eux. Par protestation contre le fichage, ils refusent de
donner leur ADN et leurs empreintes digitales. Des appartements sont
ensuite
perquisitionnés et saccagés. Les policiers n'y trouveront que quelques
brochures militantes, ce qui n'empêche pas qu'un juge anti-terroriste soit
chargé d'instruire une enquête pour "association de malfaiteurs, détention
et transports d'engins incendiaires ou explosifs en vue de détruire des
biens ou de commettre des atteintes aux personnes". Deux d'entres eux,
Ivan et Bruno, sont incarcérés depuis, en attente d'un procès. Dans la
semaine qui suit leur arrestation, la presse, racoleuse, reprend sans
aucun recul la version policière, et parle de "junior-terroristes" et de
fantomatiques réseaux qui se préparerait à la lutte armée. Ici quelques
fumigènes, pourtant couramment utilisés dans les manifs, ont suffi au
gouvernement pour oser brandir une nouvelle fois le spectre du terrorisme.
L'objectif est clair : museler toute contestation, tenter de diviser les
militant-e-s, d'en isoler certain-e-s, de faire taire et réprimer tous
ceux qui luttent contre l'enfermement et le traitement que subissent en
France les classes populaires et les étranger-e-s.
Si le cas d'Ivan et Bruno peut sembler particulièrement choquant, il est
malheureusement symptomatique d'une répression accrue des militant-e-s.
Depuis janvier, diverses personnes ont été arrêtées et inculpées, pour
avoir voulu se rapprocher des détenu-e-s devant un centre de rétention,
pour avoir protesté lors d'une rafle, pour avoir accueilli des
sans-papiers chez eux, pour avoir refusé qu'un avion décolle avec des
personnes bâillonnées à son bord ...
Pas plus que nous ne pouvons laisser des sans-papiers se faire expulser,
nous ne pouvons laisser des compagnons de lutte croupir en prison pour
leur
solidarité. Ne laissons personne isolé-e face à la justice et à la police,
continuons à désobéir aux lois racistes, multiplions les insoumissions !
Collectif de solidarité avec les inculpé-e-s - Dijon