Rassemblement devant la Mairie contre le projet de vidéosurveillance dans les rues de Dijon
Vendredi 28 mars à 18h
A l'occasion du nouveau Conseil Municipal, remise de l'appel contre la vidéosurveillance co-signé par :
AJR Dijon - Attac 21 - Le Bistrot de la scène - Le Cappucino - Le Chez nous - Le cinéma Eldorado- Collectif Unitaire 21 pour une alternative à gauche - CNT équipements 21 - CNT Education 21 - Echanges et mouvements - EVS 21 - la FSE 21 - LCR 21 - Ligue des Droits de l'Homme 21 - le Groupe libertaire - Maloka - Pour une République Sociale 21 - Ras le Front 21 - Réseau Université Sans Frontières 21 - Scalp 21 - Solidaires 21 - Espace Autogéré des Tanneries - STA - Titane Piercing - la Vie pérenne - le Vieux léon - X=Y - les Zigotos - Zoomazic production
Après la manifestation du 1ier mars qui avait réuni plus de 300 personnes dans les rues de Dijon, nous appelons les diverses organisations, associations et individus qui se sont unis à la campagne contre la vidéosurveillance à Dijon, à venir déposer collectivement l'appel contre la vidéosurveillance dans les rues de Dijon, lors du conseil municipal du vendredi 28 mars. Il est encore temps de faire entendre nos voix et d'empêcher ce projet avant que sa mise en place ne soit votée. L'appel est par ailleurs encore ouvert à de nouvelles co-signatures.
Collectif "Silence on tourne !"

Retrouvez ci-dessous le texte de l'appel :
Ville après ville, les caméras de surveillance se sont peu à peu immiscées dans de nombreux espaces de vie, de travail et de consommation.
À Dijon, depuis 2002, 200 caméras de vidéosurveillance ont été installées dans l’ensemble du réseau de bus Divia. Dans la logique de surenchère sécuritaire actuelle, c’est maintenant 20 caméras, reliées à un poste de contrôle où des agents de police pourront surveiller nos faits et gestes 24h sur 24, qui vont apparaître dans les rues du centre-ville. Ce projet a été voté dans l’urgence par le conseil municipal de novembre, sans consultation ou approbation des principaux intéressés : nous autres habitant·e·s, prévenu·e·s une fois que tout est déjà acté.
Pourtant, il existe de nombreuses raisons de s’y opposer et de refuser la vidéosurveillance :
- C’est une atteinte aux libertés individuelles et publiques, où chaque individu doit intégrer le sentiment d’être surveillé en permanence ;
- Dans la lignée de la biométrie dans les écoles ou du fichage ADN, c’est un outil technologique supplémentaire de contrôle social (surveillance des individus) et politique (contrôle des manifestations, fichage des militants...).
- C’est une mesure à replacer dans une logique d’urbanisme qui vise à aseptiser la cité en refoulant les « indésirables » du centre ville ;
- Elle joue d’abord sur le « sentiment d’insécurité » et l’exploite à des fins électoralistes ;
- Elle s’attaque aux conséquences et non aux causes des inégalités et discriminations ;
- Ce marché du sécuritaire se développe sous la pression d’un lobby industriel qui y voit la source de nouveaux profits ; les 540 000 euros dépensés pour ce projet (uniquement pour l’installation du dispositif) pourraient être mieux utilisés : santé, environnement, social...
- Dans toutes les villes où elle a commencé à s’implanter, elle s’est rapidement étendue aux différents quartiers, laissant de moins en moins de zones libres de l’œil de « Big Brother ».
La création d’un comité d’éthique qui ne peut en rien remettre en cause le projet sur le fond, ni son fonctionnement, ne sert qu’à donner une façade « démocratique » à un coup de force politique et à faire taire les protestations.
Le collectif dijonnais contre la vidéosurveillance, « Silence, on tourne ! », entend interpeler l’opinion sur ce débat confisqué et empêcher ce projet d’aboutir, en invitant associations et organisations à co-signer cet appel.