Salaire de misère, paye de merde, fin de mois difficiles, factures,
dettes, acomptes, allocations, pas d’augmentations, surendettement, hausse
du loyer, dents pourries, toujours des pâtes, pas de vacances, se serrer
la ceinture…
RAS-LE-BOL !
Le revenu salarial n’a connu aucune progression de son pouvoir d’achat de
1978 à 2005 soit en 27 ans ! (Les Salaires en France, INSEE-Références,
éd. 2007).
De 2000 à 2005, le revenu salarial de tous les salariés du privé (temps
partiel compris) a baissé de 0,1% par an. Celui des fonctionnaires a perdu
5% sur la même période.
700.000 ménages sont surendettés (dont 31% à cause d’une perte d’emploi)
et 1,5 million ont des difficultés à rembourser leurs dettes.
En 2007, hausse des prix des céréales (+95%), du lait (+20%), du beurre
(+40%) entre autres. 38% de hausse pour les prix de l’essence depuis 2004.
37,7% de hausse des loyers depuis 1998.
Le CAC 40 est né en 1987. Sa valeur a augmenté de 1900% depuis. Pour Total
c’est +2516% (non, ce n’est pas le taux de pollution des plages
bretonnes).
De 1993 à 2006, pendant que la richesse créée (PIB) augmentait de 33%, les
revenus financiers des entreprises, eux, augmentaient de 162%.
Cela fait des années que les exonérations de cotisations sociales n’ont
aucun effet sur la création d’emploi. Et pourtant cela représente plus de
26 milliards d’euros par an. Cet argent ne rentre donc pas dans les
caisses de sécu, retraite… Après on vient nous parler du déficit des
caisses !
Le revenu moyen d’un patron du CAC 40 est de 3,8 millions d’euros par an
(316 années de SMIC). Pour Louis Schweitzer (Renault) c’est 12 millions en
2006, 7 millions pour Franck Riboud (Danone)…
En 2006 : 100 milliards d’euros de bénéfice pour les entreprises du CAC 40.
ALORS ! LA FRANCE VA MAL ? L’ÉCONOMIE EST EN PANNE ? NON !
C’est nous les classes populaires qui allons mal ! Nous les salariés, les
fonctionnaires, les chômeurs, les Rmistes, les étudiants, les retraités…
Nous les exploités, les esclaves des temps modernes, les usés et abusés.
C’est nous qui allons mal.
De la richesse il y en a et un sacré paquet ! Mais ce ne sont que
quelques-uns qui se la gardent (eh oui m’dame !). Ils se la partagent dans
des salons discrets et dans les temples boursiers. Cela fait des décennies
que ça dure et nous ne disons rien ?!
Il est temps de se réveiller, de réapprendre le mot Lutte. Il est temps de
redresser la tête et de dire Stop à nos patrons. Cela ne viendra pas tout
seul, nous devons nous unir pour engager cette bataille face au pouvoir du
fric, face à ces parasites que sont les patrons et les actionnaires.
RETROUVONS LE CHEMIN DE LA RUE ! VIVE LA BATAILLE SYNDICALE !
Tract distribué par l’Union départementale
des syndicats CNT du Rhône



